2ème partie sur les 15 ans de la mort de la WCW19 min de lecture

Cette chronique suite de celle-ci a été écrite par EdgeRulz le 17 avril 2016

Ce n’était pas prévu, mais comme cela a été demandé et je ne m’y oppose aucunement, voici un second volet sur les anciennes vedettes de la WCW, toujours dans le but de fêter les 15 ans de la fermeture de la compagnie de Ted Turner.

L’autre gars dans l’équipe (The Other guy)

Je commence avec quelqu’un qui est tombé dans l’oubli, mais auquel le partenaire et même frère est déja un peu + connu que ça. Plutôt, dont le frère et partenaire a même été intronisé au Hall of Fame de la WWF avec aussi une bonne « run » dans la compagnie de Vince. Ici, je veux donc bien entendu parler de :

…..

Alors ? 

Connu spécifiquement pour avoir été l’autre moitié des Harlem Heat, Stevie a pu commencer à s’illustrer de son côté lorsqu’il a commencé à avoir une attitude de Heel au sein de son équipe, ainsi il commença à se pas être sur la même longueur que Booker. On s’imaginait alors un split de l’équipe avec une trahison à venir mais pour le coup, c’est pas tellement ce qui se passa. C’est même de l’inédit (encore à ce jour) auquel on a eu droit.

Donc, on se retrouvait jusque là avec… Booker Face et Stevie Heel (détail à noter : le 1er a surtout entamé une « run » en solo). Alors que Booker-T était champion TV, il s’est retrouvé blessé (parce qu’on avait aussi une période où Ray refusait que les médecins viennent aider son frère) et Stevie a alors décidé de « reprendre » le règne de son frangin pour le détenir puis défendre – et il a finit par le perdre contre Chris Jericho. Là encore, je me demande si on a encore eu droit à un truc pareil depuis ce jour. Imaginez par exemple que Reigns se retrouve subitement blessé durant son règne et que – en tant que bon pote/frangin – Dean Ambrose décide de « récupérer » le règne là où Roman n’aura pas pu le continuer.

Il s’agit donc d’un truc pour le moins amusant : Booker qui entame un règne de champion en le remportant et Stevie qui y met fin en le perdant. Bref, après ça Stevie Ray intègre la NWO Black & White de Hollywood Hogan et il aura comme particularité d’être armé d’un « Slapjack ». Parlant de ça, il s’agissait aussi du nom de son Finisher, une repompe du Pedigree de Triple H. Au sein de cette NWO, il assistait ce clan fasse à l’ennemi, le Wolfpack de Kevin Nash. Puis il s’est engueulé avec Vincent qui lui avait paumé son arme fétiche.

Quant à sa relation avec Booker-T, il a juste continué à être fâché avec lui, sans pour autant feuder contre lui (on avait donc rien de + que l’un des HH faisait son chemin en tant que Face, l’autre en Heel). A un moment donné, les 2 NWO font la paix (avez le segment dont vous avez certainement entendu parler, le Fingerpoke of Doom) tout en restant + ou – « dissociées/distinctives ». Mais surtout, l’une d’entre elle sera + en vue que l’autre. Et la Black & White dont Stevie Ray sera un clan de mid-low card, c’est à dire sans + aucune importance dans les rivalités principales de la WCW. Ils continuent à avoir un peu de visibilité mais bon… (disons qu’à ce stade, cette NWO là étaient à peu + crédibles que la Social Outcast).

Au bout d’un moment, Booker-T connait des soucis et cela préoccupe Stevie Ray et au final on se retrouve avec la reformation de l’équipe en tant que Face qui finit même par régner au sein de cette division. Quant à l’autre NWO Low-card, elle finit par tomber en miette avec l’éviction de Bryan Adams qui deviendra + tard « The Demon KISS », Scott Norton disparaitra de la WCW à tout jamais et Vincent (ou Virgil) rejoindra le clan de musique country, les West Texas Rednecks (où il y avait déja Curt Hennig et Barry Windham).

A la fin de l’année 1999, l’équipe split à nouveau mais cette fois, il s’agit bien d’une trahison de Stevie Ray sur Booker avec une feud à la clé. Cela donnera surtout lui à des moments… drôles (drôlement mauvais on va dire) ? Stevie Ray va cette fois former – sous le nom de Harlem Heat 2000 – une variante de la Nation of Domination. Parce oui, à la première seconde où j’ai vu ce nouveau clan, cela m’y a directement fait penser.

Donc, Stevie Ray formait sa version de la Nation of Domination et devinez qui il a récupéré. Oui, des rejets de la WWF mais surtout, il les a bien choisi. Non, pas de Farooq ou Rocky mais plutôt Ahmed Jonhson, renommé Big-T ici (et dans la pire forme physique de sa carrière). Ensuite, Clarence Mason, qui était lui-même avocat de la NOD originale à la WWF. Et enfin, l’espère de (très) gros lard qui était aux côtés des No Limit Soldiers face au clan de Curt Hennig dont j’ai parlé + haut.

Et l’objet de cette feud ? Destituer la lettre « T » dans le nom de Booker-T. Ce dernier devait perdre aussi son thème musical. Sur le coup le commentateur Chris Agius avait bien expliqué le truc : Booker (sans T, hein ?) avait choisit une musique « ce cirque » pour que cela alimente ses nerfs à fin de se défouler sur son adversaire du soir. Autre mot sur la feud, Booker était accompagné par le petit maigrichon Billy Kidman dans sa feud face aux 3 gros Blacks.

Puis en avril, on a eu droit au fameux « reboost/remise à zéro » de la WCW. Et peu de temps après, Stevie laissa tomber Ahmed dans un match et au clan par le fait même et disparaît des horizons (au même titre que les autres membres du clan). On le reverra une dernière fois – et cette fois en tant que Face – pour venger son frère Booker-T (qui a récupéré son « T » et sa musique je sais plus comment) qui avait été sérieusement blessé par Scott Steiner. Il décida d’y mettre sa carrière en jeu (c’était même Titre vs Carrière) et a perdu et rejoint la par la suite la table des commentateurs (ironiquement, comme Booker a fait lors de son retour chez Vince en 2011).

En résumé, Stevie Ray aura plutôt connu un parcours + qu’honorable même après la sortie des Harlem Heat, même si c’était pas forcément pour le meilleur (niveau in-ring et spectacle). On peut dire que ça aura été dans son cas une visibilité bien supérieure à bon nombre de catcheurs de la WWE actuelle.

Pas grand chose à signaler chez lui niveau utilisation. Chez lui, c’est surtout « 99,9 % personnage ». Il s’est fait remarquer pour la tenue qu’il avait. Entièrement vêtu en noir avec un squelette dessiné sur tout le long du costume. Un peu comme Skullomania dans la série Street Fighte EX. C’était un compétiteur parmi d’autres dans la division Cruiserweight.

Il s’armait d’une chaise qu’il utilisait souvent quand ça n’allait pas dans le ring et qu’il se décida souvent à s’en servir contre son adversaire (d’ailleurs, le jeu WCW Revenge sur N64 exploite bien cette gimmick dans sa représentation). Et enfin, il avait une voix à la fois drôle et flippante (donc truquée) quand il s’exprimait au micro. Cet élément a éventuellement été reprit par Kaientai à la WWF en début 2000 (ou 2001). Il avait aussi ses pas de danse rigolos lors de son entrée et de ses « taunts » en pleins de matchs.

Je reviens au sujet de la chaise qu’il avait sans cette avec lui, il avait prit pour l’occasion le surnom de « Chair-man ».

Une team que je j’ai trouvé pas assez mise en avant (du moins, qui n’avait pas la crédibilité qu’ils auraient dû avoir), à l’image des Mamalukes. Avant toute chose, les 2 membres n’étaient pas n’importe qui avant de se former, même si au final, Kronik doit être la meilleure période pour ces 2 là.

Il y a d’abord Bryan Adams, qui s’est illustré dans pas mal de choses à commencer par la WWF avec une « run » dans les Demolition, puis sa propre run en tant que beau gosse destructeur, diverses aventures en Heel et finalement un gang de motards, contenant aussi un ECW Original (Bryan Lee) et les fameux jumeaux Harris (qui eux mêmes, ont bénéficié de divers opportunités dans leur carrière). Puis après le Screwjob, direction la NWO de Hogan, puis celle de Stevie Ray, Demon Kiss et finalement, ça.

Quant à l’autre moitié, je l’ai découvert en tant qu’Adam Bomb à la WWF, avec par le fait même un certain Johnny Polo comme manageur. C’était un destructeur dhevelu issu d’une « catastrophe nucléaire », puis il a changé de manager et enfin tourné Face. Dans cette aventure d’Adam Bomb chez Vince, j’ai l’impression qu’ils ont tenté de lui faire obtenir l’attention du public mais le management ne semblait pas savoir s’y prendre. On avait droit à des explosions exagérés lors de son entrée, les lunettes de plongées, les yeux flippants, les dessins sur sa tenue. En bref, la WWE a tenté divers choses pour soit disant le mettre « over ».

J’en veux pour preuve son « run » initial en tant que Wrath à la WCW. Il a changé de nom et gardait de Adam Bomb, sa coupe, son regard/air démoniaque et son style powerhouse. Ajouté à cela une sympathique série de victoires et là mais sans ajouter le moindre détail absurde dans son personnage (comme la WWE avait jadis fait avec Adam Bomb), le mec était simplement « over ».

Tout porte ainsi à croire que pour faire intéresser un catcheur auprès de la foule, il faut lui laisser faire son job sur le ring et n’y… ne rien lui ajouter d’autre dans son gimmick, pas même de manager et là, le public est dedans. C’est du moins ce qui s’est passé pour Bryan Clark entre la WWF puis la WCW.

Mais à un moment donné, Wrath a affronté Kevin Nash et perdit son 1er match (enfin, je pense pas que c’était sa 1ère défaite à la WCW mais c’était le cas ici lors de son réel reboost en solo, sans Mortis et suite à un retour dans la fed). Et je pense même qu’il a cessé d’être utilisé. Puis il revient sur le devant en tant que membre de Kronik, avec Crush.

Et là, nous avons un duo de Powerhouses, dont l’objectif est de semer la destruction sur le ring. Avec un thème musical dans le ton et des gestuelles + ou – classiques. Mais au niveau de leur look, c’était vraiment le top. Le jour et la nuit avec The Ascension (en même temps avec le gabarit de Victor…), je trouve même qu’ils étaient + intéressants que les Demolition et Legion of Doom et même Brothers of Destruction (qui n’était pour moi dans le fond, qu’une banale alliance des 2 « frangins des ténèbres »). A l’époque, une confrontation entre Kronik et APA faisait office de Dream-match.

Les Kronik ont donc eu de chouettes débuts, avec 2 petits règnes par équipe puis après, la WCW a fait un peu n’importe quoi avec eux. Une feud avec les clowns Harris qu’ils ont perdu. Un angle bizare où ils monnayaient leurs services aux autres catcheurs Heels : un des + notables (ou absurdes) c’était à WCW Mayhem 2000 (en novembre) quand ils entreprennent de participer seulement 7 minutes et 30 secondes à un 6-Man Tag avec Disco et Alex Wright (face à Rey Rey et 2 autres « Fifty animals »). Et ce après ce temps, ils quittent le ring et Wright perd illico le match…

A part ça, leur pauvre booking a consisté à feuder avec Goldberg et à perdre un Handicap-match contre lui en ME de PPV. Puis finalement, ils ont été utilisés pour mettre « over » l’ensemble des autres équipes mises en avant (au même titre que les Mamalukes, tristement). Et le clou dans « leur » cercueil », c’était leur run (ou plutôt retour) à la WWF.

A la WWF, ils ont été accusés d’avoir foutu un bordel en backstage et à l’écran, ils ont feudé avec les Brothers of Destruction dans à un match à Unforgiven 2001 jugé comme le pire de l’année. très mauvais match OK mais pire de l’année, carrément ? QUID des matchs solo de Rick Steiner à la WCW, de Kane/Taker contre DDP/Kanyon, Chyna Vs Ivory, et de tant d’autres perles. Encore mieux, les Kronik ont été considérés comme « pire équipe » pas seulement en 2001, mais aussi 2000. Sérieux, je ne sais pas quelle est l’équipe la + sous-estimée par la IWC mais eux (Kronik) doivent très bien se positionner (au même titre que les Uso, Cade/Murdoch).

Je pense pas que c’est « mérité » d’en parler mais juste pour le fun et parce que ça devrait être bref. Cette équipe composé de Kenny Kaos et Rage, c’est la représentation même de lutteurs qui sont ensemble parce qu’ils font les mêmes gestuelles « pour tenter de se faire remarquer », qui ont un look et une personnalité banale (dont même des jobbers locaux démontrent + de charme et d’allure). En High Voltage, j’ai ainsi l’impression d’y revoir Well Dunn (Timothy Well et Steven Dunn) ou encore Blake & Murphy. Des lutteurs certes capables sur le ring mais dont on peut trouver + charismatique même dans le low-card.

Le blondinet du groupe (Kaos) a eu droit à une run solo… enfin pas tout à fait parce qu’il a participé à la rivalité Steiner Vs Steiner quand Rick, le frangin Steiner qui est resté Face (et avec son horrible push à en faire palir John Cena et Roman Reigns de jalousie – et qui a alors vaincu le Big Show et Scott Steiner à lui tout seul pour remporter le titre dont je vais parler) lui a filé l’autre ceinture par équipe. Et les 2 sont ainsi co-détenteurs. Puis après, Kenny a à nouveau disparu subitement de la scène. Il a dû rester dans la compagnie, mais alors seulement utilisé pour mettre « over » les catcheurs sur le devant.

Le gros crado de service qui n’a pourtant jamais été utilisé comme lutteur. Mais ça n’en était pas du tout un. C’était en fait quelqu’un qui travaillait en arrière scène comme ouvrier puis il a été décidé d’utiliser son… apparence physique pour l’exploiter à l’écran. Ainsi, il fut le « bodyguard » de Chris Jericho pendant plusieurs mois.

Puis disparut pendant + d’un an pour réapparaitre aux côtés de Norman Smiley. Un fait notable c’est que lors d’un match entre Smiler et Vito, ce dernier a fait perdre (réellement) une dent à Ralphus après un coup de chaise.

Il a débuté à Slamboree 1997 pour aider Glacier face à Mortis et Wrath. Dans ce passage là (et immédiatement là), il faisait direction sa démonstration « martiale » de coup de pieds, montrant qu’il aborde déja une gimmick de karatéka. Son Finisher était similaire au Trouple In Paradise de Kofi Kingston. Et comme d’autres artistes in-ring de ce genre, il y a beaucoup de moves de ce genre dans son répertoire.

Mais c’est surtout après un Heel-Turn qu’il aura l’occasion de déployer ses capacités et auquel il utilisera aussi des balayettes, des Chops aux carotides, des Kicks vicieux et surtout sa version du Roundhouse-kick, appelé The Feliner. Parce qu’avec son surnom de « chat », on le disait agile, réactif et vivace « comme un chat ».

Une autre particularité c’est aussi son look, du moins sa tête. Lors de ses débuts dont j’ai parlé + haut (je visionnais le PPV en question sur Canal +), je me souviens d’une blague/remarque avec les fameux commentateurs Blondin/Letourner.

Blondin : il a fait maison nette…
Letourneur : c’est le cas de le dire parce qu’il ressemble à monsieur net !
Blondin : … monsieur net ?
Letourner : c’est un détergeant liquide.

Sur le coup, il a confondu avec « Monsieur Propre » mais sur le fond, il avait pas tord 

On peut dire aussi qu’Ernest Miller ressemble à Low-Ki, ou + précisément à l’humoriste Eric Judor mais il en revanche a une voix très différente de ces 2 là.

Il a eu des feuds pour le moins spéciales et a eu Sonny Ono comme Manager. Et ce fut alors pour Miller l’occasion de s’exprimer au micro. Et très honnêtement, je le trouvais très convaincant et divertissant dans ses interventions ! Sa 1ère rivalité était avec Perry Saturn, dans un déroulement assez classique puis avec un certain Jerry Flynn. Un mec qui a une apparence de jobber mais qui se distinguait en utilisait lui aussi des Kicks « martiaux » dans le ring.

Un autre détail de sa gimmick, avant un match il menaçait son adversaire de lui casser la gueule – il s’en sentait très capable en étant un triple champion de karaté- après avoir compté jusqu’à 5.

http://web.archive.org/web/20160625121238if_/http://www.youtube.com/embed/2idgtkN3x1k?start=
A l’issue d’une brève disparition, il réapparut avec un certain « repackage » en s’étant même laissé un peu pousser les cheveux et se prenait pour l’incarnation « catchesque » de James Brown (comme Honky Tonk Man avec Elvis). De ce fait, il dansait beaucoup et s’amenait au ring avec une cape. Sans parler de ses après-matchs où des officiels venaient lui remettre sa cape et Miller qui part en vrille juste après.

Il atteint finalement le sommet de son passage WCW (mais on peut même dire de sa carrière) en devenant Commissioner de la compagnie. Il a même fait un face-Turn à un moment donné. Même s’il lui arrivait de prendre des décisions pour le déroulement du Show, sa position en tant que telle faisait partie intégrante de son objectif. Autrement dit, il a déja mit à l’enjeu (et parfois même perdu) le poste de GM avant de le récupérer. En gros, c’est comme si c’était pour lui une ceinture. Donc on était un peu + préoccupé de voir comment il va maintenir son poste plutôt de savoir ce qu’il fera avec (vu qu’en général, un GM s’illustre davantage dans ses décisions que dans l’idée de défendre ce dit poste).

Ainsi, toutes ces batailles « pour ce poste » lui ont permit d’exprimer ses talents au micro face à Mike Sanders, Ric Flair et finalement Lance Storm. Mais sa dernière feud « tout court » était contre Kanyon, qu’il aura vaincu dans le tout dernier PPV de la WCW.

En gros, Ernest aura été bien davantage « Entertainer » mais même si l’ensemble de son oeuvre aura délaissé le côté in-ring, je pense qu’il en valait la peine pour le divertissement apporté au final. Je pense que c’est le catcheur à la gimmick « arts martiaux » qui aura le mieux fonctionné, du moins qui aura été le + intéressant et qui aura su s’illustrer aussi vaillamment dans bien des choses.