Cinq lutteurs que vous avez probablement oubliés13 min de lecture

Chronique écrite par Dallas Pride le 6 janvier 2021

Le principe de cette chronique n’a rien d’exceptionnel et je pense que vous avez certainement déjà dû le comprendre en lisant son intitulé. “Cinq lutteurs qui se sont perdus dans les couloirs du temps”, a pour but de mettre en avant une demi-douzaine de catcheurs, jobbers, midcarders et parfois même Main Eventers qui pour tout un tas de raison ont fini par être oubliés, n’étant désormais connus que de quelques amoureux de luttes qui se souviennent d’eux avec beaucoup de nostalgie (ou pas). Je vous présente donc ici la seconde chronique de ce genre !

1/ Relik

Vous souvenez-vous de Relik ? Hormis si vous êtes un amateur de Lucha Libre ou encore un aficionados de la TNA, ce nom ne vous dira sans doute rien… Mais si je vous dis Johnny “The Bull” Stamboli cela va sans doute vous rappeler quelques souvenirs, n’est-ce pas ? Oui ? Non, toujours pas ? Pur produit du Power Plant, ce Big Man a donc tout logiquement débuté à la WCW en tant que partenaire de Big Vito au sein des Mamalukes, ensembles ils furent deux fois champions par équipe, mais l’équipe se séparera en 2001 peu avant la fermeture de la fédération après une série de trahisons et de storylines foireuses assez typiques de cette époque de la lutte. Puis il fut membre de la version WWE des Full Blooded Italians aux côtés de Nunio et Chuck Palumbo entre 2002 et 2004. Ce passage dans la plus grande organisation de lutte du monde fut finalement assez anecdotique, jouant le jobber ou encore l’enforcer pour ses deux amis, il apparaîtra finalement plus souvent en House Show, à Heat ou encore à Velocity qu’à Smackdown.

Renvoyé par la WWE en 2004, il se relança assez brillamment au pays du soleil levant à la All Japan Pro Wrestling. Allez savoir pourquoi on fit de lui un faux Great Muta alors que le véritable se tenait éloigné des rings à cause d’une grave blessure. Les nippons étaient assez friands de ce genre de Big Men il eu une belle mise en avant avec notamment un combat dans un show important contre Keiji Mutoh c’est-à-dire le Great Muta original. En 2005 il multiplia les victoires au Japon et retrouve son camarade du FBI Chuck Palumbo avec qui il enchaîne quelques matchs par équipe. On vit également le duo en Europe, dans une fédération qui parlera peut-être à la génération Catch Attack la Nu-Wrestling Evolution qui proposa notamment le dernier combat professionnel de The Ultimate Warrior face à un certain Orlando Jordan.

Après ce passe d’un an et demi dans l’archipel nippone, Johnny entra dans un rythme de sénateur en enchaînant jamais plus de trente-cinq combats par an. Entre 2006 et 2008 il tenta sa chance au Mexique en apparaissant à quelques reprises dans les deux plus grosses fédérations du pays (CMLL et AAA) et dans l’Impact Zone à la TNA. Sous le pseudonyme de Relik il fit alors équipe avec un certain Black Reign, un Goldust, totalement détruit par les antidouleurs et la drogue et combattit Abyss à plusieurs reprises. C’est plus ou moins le dernier fait notable du Big Man si on oublie sa participation au programme Lucha Libre USA qui fut diffusé entre 2010 et 2011 et qui eut un petit succès sur les internets.

https://youtube.com/watch?v=DVNxDMNgOK8%3Fstart%3D

2/ Brent Albright

Brent Albright a commencé sa carrière de lutteur professionnelle en 1998, mais entre cette date et 2003, ses principaux faits d’armes fut d’avoir participé à une tournée de la Pro Wrestling Noah aux côtés de Too Cold Scorpio et d’avoir joué au jobber contre Essa Rios à Heat et Shark Boy à la TNA. En 2004, il intégra la Ohio Valley Wrestling qui servait alors de territoire de formation à la WWE. Premier Triple Crown Champion de cette fédération, on le fit intégrer le Main Roster sous le pseudonyme de Gunner Scott. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce dernier fit des débuts assez remarqué en battant le vétéran Booker T grâce à une intervention du Boogeyman. On le présenta ensuite comme le protégé de Chris Benoit et les deux hommes vinrent à bout de King Booker et de Finlay dans un combat par équipe grâce à une intervention de Bobby Lashley. Après cela Gunner Scott redevint un jobber, jusqu’à ce que The Great Khali ne le détruise après un match et que la WWE ne décide de le renvoyer à la OVW.

Au cours de ce bref lapse de temps passé dans l’élite de la lutte professionnelle, Brent aura au moins eu le temps de montrer ses aptitudes techniques et ses nombreuses qualités au monde entier. Au point qu’il devint un Free Agent assez demandé. Après un combat à la ROH contre Christopher Daniels, le public chanta “Welcome Home” et “Please Come Back”… ce qui poussa très certainement la fédération à lui donner un spot en le présentant comme un mercenaire vendant ses services au plus offrant. Il aida notamment Bryan Danielson à affaiblir Homicide avant leur combat à Final Battle. En parallèle de cela on le vit également à la NWA ou il débuta une feud contre un certain Adam Pearce pour le titre mondial avant de remporter ce dernier en août 2008, dans ce qui est sans aucun doute le plus grand moment de sa carrière, même si la ceinture NWA n’était alors plus que l’ombre d’elle-même. Après cela il retomba dans un relatif anonymat jusqu’à prendre sa retraite en 2011.

Le nom de Brent Albright figurera donc éternellement aux côtés de ceux de Ric Flair, Sting, Lou Thesz ou encore Jeff Jarrett, Ken Shamrock, AJ Styles, Raven et ce même s’il n’a fait qu’une apparition éclaire dans le monde du catch mainstream. Beaucoup voient ce dernier comme un énorme gâchis pour ce business, néanmoins il semblerait que Brent ait fait le choix de s’éloigner du catch. Aujourd’hui il est papa de deux enfants et travaille à l’aéroport de Tulsa dans l’Oklahoma.

https://youtube.com/watch?v=20HhGDVqslA%3Fstart%3D

3/ Sylvester Terkay

Vous souvenez-vous de la New Breed ? Ce clan de jeunes lions aux dents longues mené qui domina la ECW version WWE pendant plusieurs mois, notamment en feudant avec les ECW Originals ? Avant que le très talentueux Elijah Burke ne crée cette stable en s’entourant de Matt Striker, Kevin Thorne et Marcus Cor Von (et plus brièvement CM Punk), il fit équipe avec un certain Sylvester Terkay pour écraser les vétérans. Artiste martial de grand talent qui participa à plusieurs combats à la K1, à l’UFC et à la Pride, le moins que l’on puisse dire c’est que Terkay a fait un passage assez long, mais finalement assez anecdotique dans le monde de la lutte professionnelle.

Formé à la Ohio Valley Wrestling comme de nombreuses superstars de la WWE de cette époque (Randy Orton, Shelton Benjamin…) Sylvester Terkay resta là-bas de 1999 à 2001 avant de s’exiler au Japon où il devint une petite star à la Pro Wrestling Zero One, notamment en imitant un petit peu la Gimmick du Bruiser Brody. Pour être tout à fait honnête je n’ai pas pu me pencher longuement sur son run là-bas, néanmoins d’après Cagematch tout ceci ne fut pas très glorieux. Néanmoins, très apprécié des japonais il attira de nouveau l’attention de la WWE qui le recruta et le fit débuter à Smackdown. Là-bas il enchaîna les Squash Match avant d’être transféré à la WWECW ou comme écrit plus haut il fut placé aux côtés d’Elijah Burke. Cette association lui permit notamment de participer au tristement célèbre ECW December To Dismember ou cette New Breed 1.0 affronta le FBI (Nunzio & Mamaluke).

En 2007, Terkay disparaît progressivement des écrans avant d’être renvoyé. De retour au Japon cette même année, il devint rapidement un des piliers de la Inoki Genome Federation, une fédération de Shoot Wrestling créée par Antonio Inoki, là-bas il affronta notamment un certain Josh Barnett sous le nom de “The Predator”. Le Prédateur est à la retraite depuis 2012. On a néanmoins pu le voir au cinéma en 2014 dans le film Pro Wrestlers vs. Zombies.

https://youtube.com/watch?v=uHJvyMpuMAU%3Fstart%3D

4/ Eli Cottonwood

Ce portrait sera aussi court que Eli Cottonwood est grand. On le sait Vince McMahon et la WWE ont toujours aimé les Big Men on le voit encore aujourd’hui avec la mise en avant de Omos aux côtés d’AJ Styles, néanmoins ce dernier dégage beaucoup plus de prestance que le gaillard dont je vais parler et que les officiels imaginaient sans doute devenir la relève du Great Khali.

A l’image du légendaire Kevin Nash, Eli Cottonwood, de son vrai nom Kipp Christianson, a d’abord fait carrière dans le Basket en jouant notamment en Chine et en Lituanie. Il a ensuite signé un contrat à la Florida Championship Wrestling qui était alors le territoire de formation de la WWE. Absolument pas charismatique, terriblement lent et pas très doué, il a tout naturellement été choisi pour participer à la deuxième saison de NXT en tant que Rookie de John Morrison. Vendu comme un géant assez dangereux, il peut tout de même se vanter d’avoir vaincu Low Ki en un contre un.

Deuxième éliminé de cette seconde saison, Eli Cottonwood est revenu en fin de saison pour participer au Beatdown de Michael McGillicutty sur Kaval (Low Ki) avant de disparaître et de retourner à la FCW. Eli Cottonwood n’est plus monté sur un ring depuis 2012… on lui souhaite le meilleur dans ce qu’il fait actuellement !

http://web.archive.org/web/20210115225121if_/http://www.youtube.com/embed/7xIMITWD9U0?start=
5/ Slash

Bon si je vous dis Slash vous allez sans doute d’abord penser à l’ancien guitariste des Guns et Roses, mais si je vous dis Wolfie D ? Vous allez tout de suite me parler de la ECW et de l’équipe PG-13 composée de JC Ice et Wolfie D… Non ? Toujours pas ? Peut-être ? Quoi qu’il en soit vous l’aurez compris Slash est un vétéran, trente années de carrière, ni plus, ni moins !

C’est donc sous le pseudonyme de Wolfie que notre ami Slash commença à se faire un nom. On oublie assez souvent que lui et son partenaire ont d’abord participé à la création de la première Nation of Domination sur le circuit indépendant et ont même brièvement partie de la version WWF, Faarooq renvoya ces derniers après une défaite contre la Legion of Doom à Monday Night Raw. En 1997 la Tag Team squatta le midcard de la ECW pendant toute l’année 1997. Passée cette année lors de laquelle il affronta Taz pour le titre de la Télévision et les Dudley Boyz pour les ceintures par équipe. Wolfie D signe ensuite à la Ohio Valley Wrestling en développement en tant que Slash. Développant un nouveau personnage de Gothique, il fit quelques combats en tant que Jobber à la WWE dans le show Jakked. Ce nouvel essaie étant infructueux, il tenta sa chance en signant dans une toute nouvelle fédération basée à Nashville dans le Tennessee : La Total Nonstop Action !

Fort de son nouveau look il fut associé au clan de James Mitchell : The Disciple of the New Chuck aux côtés de Shane Douglas, Sinn Bohdi, Vampiro ou encore Brian Lee avec qui il forma une Tag Team qui domina la division par équipe pendant plusieurs mois. La nouvelle église feudant avec Raven et son clan, il affronta plusieurs fois Julio Dinero et un certain CM Punk… Lee et Slash gagnèrent les NWA World Tag Team Championship en décembre 2002, au début de l’année le duo perdit les ceintures contre une équipe qui allait devenir légendaire à la TNA : The America’s Most Wanted.

Après son départ de la TNA en 2004, Slash resta presque quatre années sans lutter avant de faire un retour discret dans des petites fédérations indépendantes en 2008. Depuis ses faits les plus notables sont d’avoir participé au PPV TNA One Night Only : Hardcore Justice 2 et d’avoir perdu contre LAX avec son ami Sinn Bohdi et d’avoir été des premiers shows de la House of Hardcore de Tommy Dreamer. Wolfie D lutte encore sous ce nom.