Coffre aux mystères de la lutte: WCW Halloween Havoc 198914 min de lecture

Vous avez peur hein?


The Z-Man vs Mike Rotunda

Ce fameux Z-Man est Tom Zenk, une moitié de la Cam-An Connection. Un bon lutteur, assez complet, mais avec le charisme d’une planche à repasser. J’imagine que contre Rotunda par contre, il y a un bon potentiel pour un opener de la sorte.

Si Rotunda fait vraiment de son mieux, Z-Man est horriblement chiant à regarder ce soir. On le présente comme une recrue et son arsenal est effectivement celui d’une recrue. Il ne fait RIEN! Tout son attirail est de la base chiante et le reste du combat, il vend Rotunda qui le bardasse. Rotunda fait donc de son mieux, mais Z-Man est simplement inerte et en plus, il gagne l’enfoiré. Rotunda fait un DOUBLE JUMP CORNER CROSSBODY sur Z-Man qui roule au sol et surprend Rotunda pour la victoire!

Note: Z-Man était aussi intéressant à voir que de regarder le gazon poussé. *½, combat décevant.

Steve Williams et le Midnight Express vs The Samoan Swat Team

Un nouveau membre s’est joint au SST, un samoan évidemment nommé Samoan Savage. Aucune idée de qui il est et ce qu’il vaut. Le potentiel est là cependant pour un sacré combat. Les Midnight Express peuvent donner un bon combat contre à peu près n’importe qui, Steve Williams est le meilleur big man du roster et Samu et Fatu sont deux sacrés brawlers.

On a ici un bon petit combat, qui est à fond dans le développement de la gimmick des Samoan, qui ralentissent volontairement le rythme du match pour se vendre eux-mêmes comme incontrôlables et incapables de suivre les règles. C’est peut-être le plus gros problème du combat, les brisures de rythme constante alors que certaines séquences sont splendides. Steve Williams et le Midnight Express sont superbes ici. L’équipe de Cornette est excellente pour donner de la vie au combat, que ce soit avec une belle manoeuvre par équipe ou par le brawling exceptionnel de Bobby Eaton. Steve Williams est la grosse star ici, il ne reçoit aucune offensive des Samoans et les dominent les TROIS en même temps dans le ring durant toutes ses présences. Il les brasse d’un côté comme de l’autre avec une intensité impressionnante. Les Samoans font une belle performance, mais ce Samoan Savage est clairement en dessous de Fatu et Samu niveau travail dans le ring et plombe parfois le combat avec son selling approximatif. Lane pense bien avoir la victoire après fait un ENZIGUIRI sur samoan Savage, sauf que l’arbitre n’est pas là pour le compte, car il s’occupe de COrnette et de King Cahuna (Manager du SST) qui se battent sur l’apron. Ça donne tout le temps à Samoan Savage de faire un JUMPING FOREARM SMASH derrière la tête de Sweet Stan Lane pour la victoire.

Note: **½, problème de rythme, performance ordinaire de Samoan Savage qui est très souvent dans le ring. Le combat aurait pu être meilleur si écourté et se concentrant plus sur les séquences de lutte que celles où on voit les Samoans faire les dégénérer hors du ring.

The Cuban Assassin vs Tommy Rich

The Cuban Assassin est une légende à Puerto Rico et un des grands heels de ce territoire. Le problème, comme pour beaucoup de lutteurs de Puerto Rico, c’est qu’il était un lutteur plutôt mauvais en général et un lutteur très peu mobile. Tommy Rich a eu beaucoup de succès à Memphis et en Georgie durant sa carrière, mais très peu à la WCW où il était éclipsé par tous les talents arrivant de la fédération. Rich était un bon lutteur, charismatique, mais qui ne se démarquait pas vraiment dans rien pour sortir du lot dans un roster talentueux comme celui de la WCW. Faut dire également que le style de Rich vieillisait mal même à l’époque. Aucune shape, une veste en paillette et un accoutrement tout à fait générique pour passer dans le vide.

Bon alors, qu’est-ce qu’il y a de pire qu’un mauvais combat? Un mauvais combat interminable. Tommy Rich ne fait réagir personne, n’a aucun moveset outre que la base d’école et trouve le moyen de se placer aux mauvais endroits dans de nombreux spots. Au point où c’est vraiment le premier combat de la NWA/WCW depuis 1983 dans tous les galas que j’ai vu où la foule hue littéralement l’action! Cuban Assassin fait vraiment de son mieux, mais le foule a raison de huer, car c’est franchement chiant. Les prises de soumission s’éternisent et il n’y a vraiment aucune séquence le moindrement excitante. Après avoir lancé le Cuan Assasin de la troisième corde jusqu’au centre du ring, Rich fonce sur le Cuban Assasin et lui fait un LOU THEZ PRESS pour la victoire.

Note: Pénible, chiant et gênant pour les deux lutteurs qui n’ont divertit PERSONNE dans l’aréna. Pas étonnant que le push de Rich est duré très peu de temps. *

NWA World Tag Team Championship
The Fabulous Freebirds (C) vs The Dynamic Dudes

J’en ai assez des Dynamic Dudes et le pire c’est que je ne les ai vus que deux fois sur le ring! La gimmick est atroce et ils ne font réagir personne. Les Freebirds sont des lutteurs corrects et les Dudes le sont tout autant, Shane Douglas étant un sacré prospect.

Le combat est assez intéressant, du fait que la foule DÉTESTE les Dudes et se met donc à encourager les Freebirds. Le problème, ce que le booking ne change pas et que les Dudes jouent les face alors que les Freebirds trichent et font les salopards au grand plaisir de la foule! En plus, Michael Hayes décide de jouer avec la foule qui devient en délire alors que les Dudes n’ajustent pas le combat en fonction de la foule. Le combat en tant que tel est très très ordinaire et heureusement pas trop long. Les Dudes font de leur mieux, mais ils n’ont aucun véritable beau spot et le travail en équipe des Freebirds est correct, mais Hayes et Garvin manquent plusieurs spots, car ils semblent incapables de bien se placer dans le ring. Étrange que la direction de la WCW ait décidé de booker les Dudes dans un combat aussi suicidaire. Ça se termine quand les Dudes tente un DOUBLE SLINGSHOT BACKDROP sur Garvin qui fait trébucher les deux hommes et fait le pin sur Douglas alors que Hayes tient la jambe de Johnny Ace pour l’empêcher de briser le tombé.

Note: Très très bof et pas très intéressant au final. *½

The Steiner Brothers vs Doom

Doom est formé de la recrue de l’époque ROn Simmons alias Faarooq ainsi que de Butch Reed, un lutteur très ordinaire qui roulait sa bosse depuis quelques temps à la NWA. Même avec un mauvais lutteur et une recrue green, les Steiner Brothers avaient ce qu’il fallait pour leur sortir un bon match, donc j’ai bien hâte.

C’était un bon présage, car Doom fait un boulot tout à fait respectable face aux Steiners qui évidemment volent le show avec une ribambelle de Power Moves et de mouvements en équipe. Même si Doom sont à peu près semblable et masqué, on reconnaît bien qui est Reed et qui est Simmons. D’abord, même si les commentateurs disent ne pas savoir qui sont les deux hommes, ils ont le même moveset qu’auparavant. Ensuite, Reed est reconnaissable, car il est terriblement lent et sell mal, alors que Simmons est plus intense et stiff. Le combat en tant que tel est très très classique, mais Doom ne sont pas chiants durant leur période où ils dominent et les Steiners en mettent plein la vue dès le départ. Scott Steiner paraît 10 fois plus confiant dans le ring que lors de son combat au Great American Bash et ici, il fait un travail splendide d’offensive, mais surtout de selling pour Simmons et Reed. Avec près de 15 minutes d’action, le combat remplit donc ses promesses sans problème. Woman, la manager de Doom, va cacher un objet dans le masque de Reed qui va ensuite donner un HEADBUTT au visage de Rick Steiner pour le compte de 3.

Note: Fin un peu bof, pour un bon combat par équipe et le meilleur combat jusqu’à présent dans cette carte décevante. **¾

NWA United States Championship
Lex Luger (C) vs Flyin’ Brian

Combat très intéressant sur papier, qui montre à quel point Pillman a rapidement monté les échelons du ranking pour devenir challenger pour le titre. Incroyable quand on pense que le Pillman de la WWF n’avait pas le centième de la mobilité qu’il avait à cette époque, avant les blessures et la drogue. Par contre, est-ce que contre Luger, qui est souvent ordinaire dans le ring, la magie va opérer?

J’ai donné un *** au dernier combat de Luger au Great American Bash contre Steamboat, ce dernier aillant contrôlé la majorité du combat. Cette fois, je pense que j’ai vu la meilleure performance in ring de Luger de ma vie. Luger contrôle et lead le combat face au jeune Pillman, qui a un rôle plus effacé. Luger vole complètement le spectacle, que ce soit par ses interactions avec sa foule et son intensité pour bardasser le blue chipper qui fait de son mieux avec son arsenal aérien. Le combat dure près de vingt minutes et n’est jamais ennuyant, même si il prend véritablement son envol après le premier 10 minutes où Luger devient mystérieusement magistral! Brian obtient plusieurs near falls et prend beaucoup de risque, il tente un plongeon vers l’avant sur Luger qui le soulève et le fait retomber durement gorge première sur les cordes pour le tombé.

Note: Meilleur combat que j’ai vu de Lex Luger, c’est pas peu dire et c’est clairement lui qui dirigeait le combat. ***

The Skyscrapers vs The Road Warriors

Ça a le potentiel d’être bien pourri, considérant que le seul bon lutteur dans le ring est Dan Spivey. Par contre, sur papier, c’est le genre de combat qui rend la foule complètement dingue. LE combat en tant que tel est plutôt correct. Sid Vicious, qui n’avait pratiquement rien fait contre les Dudes, est celui qui passe la majorité de son temps sur le ring. Il sell horriblement les offensives et ses coups sont mous et bâclés, tandis que Spivey ne fait pas grands choses de son côté non plus. Par contre, les Road Warriors volent solidement la vedette avec une très belle performance intense et jouent énormément avec la foule qui ne fait qu’en redemander. Au final, le combat dure à peine 10 minutes et je pense que c’est tout à fait correct, considérant que ça aurait pu rapidement devenir chiant. Alors que Animal a le pin avec Sid après lui avoir fait un POWERSLAM, Teddy Long, le manager des Scrapers lance un objet qu’utilise immédiatement Spivey, ce qui cause la disqualification.

Note: Pas si mal, mais une belle grosse fin de merde, qui ne rend pas les Skyscrapers crédibles. Les Road Warriors ont rendu le combat intéressant en partie, ce qui n’arrive pas souvent. **

Main Event
Thunderdome Cage Match
Great Muta et Terry Funk vs Sting et Ric Flair

Je pense que c’est le premier gala de la NWA/WCW que je critique, où Flair ne défend ou ne se bat pas pour le titre mondial, c’est dire. Le potentiel est là pour un sacré combat. Le combat est très fortement inspiré du Thunder Dome de Mad Max où deux hommes se battent dans une cage où y est accroché moultes armes à utiliser. Dans chaque coin, il y a un Terminator, qui n’est malheureusement pas un robot tueur, mais plutôt un coach et pour l’emporter, comme à la boxe, le Terminator doit lancer la serviette pour donner la victoire à l’autre équipe. Du côté des vilains, Gary Hart, manager des deux hommes et de l’autre, ce bon vieux Ole Anderson qui pue littéralement le heel turn! La cage ressemble dangereusement à celle du Hell in a Cell mélangé à une maison hantée, ça en jette autant que c’est cheezy.

Que dire, sinon que comme cet évènemtn au complet, j’ai été assez déçu. D’abord, parce que le combat n’est pas Tornado, mais demeure un tag team normal, ce qui me déçoit. ENsuite, chaque fois que le combat se construit, un lutteur envoi l’autre en bas du ring et se bat dans la cage ridicule, ce qui plombe toujours la construction du combat. Finalement, le combat manque cruellement de logique. Le top de la cage est électrifié, il n’y a AUCUNE raison de monter là-haut étant donné qu’on ne peut pas gagner en sortant de la cage et pourtant, ça monte dans la cage pour aucune raison. Funk et Flair sont sacrément en forme et il y a toujours de la magie quand ces deux là sont face à face, par contre, Sting qui est reconnu pour son intensité est étrangement mou ce soir et ses présences n’ont rien d’intéressantes, ce qui n’est pas à son habitude. Le combat s’avère donc dangereusement chaotique et j’aurais simplement préféré un bon vieux tornado cage match non stop au lieu de ça. Ça se termine quand Flair enferme Funk dans un Figure Four et que Sting au même moment lui fait deux SPLASH de la troisième corde. Gary Hart entre dans le ring, Ole Anderson le frappe et Hart échappe sa serviette pour la victoire des face.

Note: Très très bof, mais avec certains bon moments. Sting était étrangement amorphe. **½

Note globale: Quand Lex Luger est dans le meilleur combat de la soirée, avec tout le talent de la WCW de l’époque, il y a un problème. Outre le combat Luger vs Flyin’ Brian qui s’est avéré une belle surprise, 90% des combats ont été des déceptions. En comparaison au Great American Bash qui a été un gala sensationnel, ce Halloween Havoc fait clairement peine à voir.