Coffre aux mystères de la lutte : WCW Wrestlewar 199013 min de lecture

Kevin Sullivan et Buzz Sawyer vs Dynamic Dudes

ENCORE LES FOUTUS DUDES! On va devoir les endurer combien de temps? Buzz Sawyer était un bon brawler et un heel naturel. Il avait la tronche parfaite du heel et bon, le mettre en équipe avec un brawler comme Sullivan n’est pas une mauvaise idée, mais contre les Dudes, on est jamais à l’abri d’un combat foireux. Ce sera d’ailleurs le seul combat répertorié de Sawyer dans ses reviews puisqu’il allait sérieusement se blesser au poignet dans ce même combat. Buzz Sawyer vaut le combat à lui seul honnêtement. Le mec joue le timbré à la perfection et lui et Sullivan font une belle paire. Les Dudes sont d’une platitude incroyable à voir aller, surtout Johnny Ace qui ne place pas une offensive comme il faut de tout le combat. Heureusement, c’est rythmé, Sawyer et Sullivan contrôlent bien le combat et on ne s’ennuie pas une seconde. Sawyer termine le combat avec un TOP ROPE SPLASH sur Johnny Ace pour la victoire pas trop difficile.

Note: Bon opener quand même grâce aux deux brawlers. Dommage qu’on ne verra plus jamais Sawyer par la suite. **¼

Cactus Jack Manson vs Norman

Vous ne vous trompez pas, Cactus Jack Manson est ce bon vieux Mick Foley en début de carrière. J’ai toujours été fan de sa période du début des années 90, brawler hyper intense, prise de risque presque systématique pour rendre le combat attrayant et un charisme fou. Norman, bien… C’est le Bastion Booger. On considère Mike Shaw comme un horrible lutteur aujourd’hui, un des pires de l’histoire de la lutte, mais je ne suis pas du tout d’accord. Shaw était un lutteur charismatique et capable de faire de bons combats, la preuve étant sa splendide run à Calgary pour Stampede Wrestling où il a sorti d’excellents combats contre Owen Hart. Le problème dans son cas était qu’il a été CONSTAMMENT été ralenti dans le ring par des gimmicks complètement nazes. Norman ne fait pas exception, puisqu’il joue le gros mec déficient qui s’habille comme un enfant, un Eugene avant le temps.

Ce combat est trop long, c’est son problème le plus clair. Norman est lent, mais peut faire de belles choses contre un adversaire dynamique et qui énergise le combat. Cactus Jack fait de son mieux, mais brawling vs brawling dans ce cas précis ne rend pas le combat très excitant. C’est également construit de façon très aléatoire, avec cette étrange impression que le combat aurait pu se terminer à presque 5 occasions. Cactus Jack donne quelques cascades pour intéresser au combat, mais c’est toujours moins intéressant quand celui qui en reçoit le plus est le heel du combat. Au final, c’est un combat assez ennuyeux et qui n’offre pas grands choses d’intéressant. Cactus Jack tente un SUNSET FLIP sur Norman qui s’assoît simplement sur lui pour le compte de trois.

Note: Ce n’était pas un stinker, mais honnêtement, le mélange des styles a fait mal paraître ET Cactus JAck ET Norman. *½

The Rock N Roll Express vs The Midnight Express

À mon sens, les deux plus grandes équipes des années 80 qui s’affrontent. Rock N Roll Expres, une des équipes avec la meilleure chimie du monde de la luttealors que le Midnight Express était encore dans l’élite. C’est un LONG combat par équipe, très long, peut-être même trop, mais ça demeure quand même un sacré combat et un surtout très dynamique avec quatre bon lutteurs sur le ring. Tout le monde paraît bien, les Rock N Roll Express font quelques manoeuvres convaincantes alors que le Midnight Express offre un selling de première qualité pour bien vendre Morton et Gibson qui paraissent comme un milion de dollars.

Le problème, c’est que ça dure près de trente minutes et que la grande majorité du combat, comme toujours avec le Rock N Roll Express, se concentre sur Ricky Morton qui en reçoit plein la gueule, une formule un peu vieille. Le mIdnight Express tente le DOUBLE FLAPJACK sur Gibson, mais Morton SPEAR Bobby Eaton alors que Gibson fait un sunset flip à Stan Lane pour la victoire.

Qu’on ne vienne pas dire que Jim Cornette ne vaut pas de l’or

NoteL: Bon combat par équipe, mais trop long. La chimie entre les deux équipes demeure impressionnante. Un bon combat malgré les longueurs et la preuve que le Midnight Express est encore la meilleure équipe de la fédération. ***

No Disqualification Match
The Skyscrapers vs The Road Warriors

Les SKyscrapers ne sont plus formés de Sid Vicious et Dan Spivey, mais du Masked Skyscraper aka Mike Enos, un solide brawler, qui allait rouler sa bosse à la WWF en tant que Blake Beverley et à la WCW par la suite, mais qui fait un peu tache dans le concept des Skyscrapers puisqu’il ne mesure que 6 pieds 3 ainsi que de Mean Mark qui s’avère… Notre bon vieil Undertaker! Considérant que Callaway n’est devenu un bon lutteur qu’assez tard dans sa carrière et que les Road Warriors sont dans le ring, on peut s’attendre à un combat vraiment mauvais. C’est un brawl dans le plus pur des termes, puisquMil n’y a rien d’autres que des punchs et des coups de la corde à linge. C’est assez mou cependant et très confus en général et certainement pas très intéressant à regarder. Calloway apparaît comme le lutteur le plus intense du lot, mais ce n’est pas assez pour rendre une seconde de la chose intéressante. Enos a l’air perdu dans le ring comme un chat à qui on aurait coupé les moustaches et les Road Warriors, dans leur routine ordinaire, font passer leurs adversaires pour des fiottes au final. Mean Mark est surpassé en bas du ring et le Masked Skyscraper reçoit un DOOMSDAY DEVICE pour la victoire des Road Warriors.

Note: *½, l’élément le plus positif de ce combat a été sa longueur, d’environ 7 minutes. Sinon, un brawl sans grand intérêt.

NWA United States Tag Team Championship
Flyin’ Brian et The Z-Man (C) vs The Fabulous Freebirds

On voit clairement que la foule semble s’être un peu lassé de la présence des Freebirds, parce qu’elle est bien plus enthousiaste à l’idée de voir Pillman et Z-Man sur le ring. Garvin en a perdu niveau lutte, Hayes n’est pas un bon lutteur, Z-Man est overrated et Pillman est le seul véritable talent sur le ring. C’est pas très alléchant sur papier.

Le combat est étonnament bon, mais également étonnement long! Probablement le combat le plus divertissant que j’ai vu des Freebirds qui jouent merveilleusement bien les heels, ils en font peu, mais ils le font généralement assez bien pour rendre le tout divertissant. Le gros point noir du combat est Z-Man qui est chiant au possible, alors que Flyin’ Brian vole la vedette dans chacune de ses présences. Ce n’est pas de la bonne lutte comme le combat par équipe précédent, mais c’est divertissant et très bien booké en général avec pour soupoudrer le tout, quelques solides spots high fly de Flyin’ Brian pour rendre la chose attrayante. Garvin veut en finir avec le Z-Man avec un DDT, mais Flyin’ Brian monte sur la troisième corde et lui fait son CROSSBODY pour la victoire.

Note: J’ai honnêtement bien aimé! Je ne m’attendais pas à tant des Freebirds, mais ils ont donné un solide spectacle, tout comme Flyin’ Brian qui comme toujours, rend n’importe quelle situation intéressante. **¾

NWA World Tag Team Championship
Steiner Brothers (C) vs Ole et Arn Anderson

Vous avez bien lu, Ole Anderson est de retour dans le ring, environ trois ans après que j’aille affirmé qu’il était complètement finit. Arn et Ole ont tellement de chimie par contre et les Steiners sont assurément l’équipe la plus excitante du moment, on pourrait honnêtement avoir un excellent combat.

On offre ici un combat très classique dans la forme, c’est à dire un bon moment de domination des face au départ et une domination des heel suivie d’un beau retour des face en fin de combat. Parfois, c’est le genre de booking qui est chiant, mais les Andersons rendent toujours ce type de combat intéressant. On montre clairement dès le départ que les Steiner sont plus forts que leurs adversaires, mais Ole et Arn utilisent la ruse et la technique pour dominer leur partie du combat. Faut dire que quand il est question de travail d’équipe et de petits détails techniques, Ole et Arn sont les meilleurs de ce côté et leur boulot ici est très intéressant. Les Steiners font du Steiners, se sont des attractions qui sortent des power move et des mouvements de voltige de nulle part et heureusement ici, Arn et Ole vendent à la perfection chacune des attaques des champions, Arn se permettant même de recevoir un des plus beaux HURRICARANNA que j’ai jamais vu. Je pense quand même qu’on aurait pu aller plus loin ici, on aurait pu ajouter 10 minutes et mettre un peu plus d’action, surtout pour le hot tag, mais on a quand même ici un bon combat par équipe, jamais ennuyant, mais qui manque un peu d’audace tout de même. Les Steiners l’emportent quand les Andersons envoi Rick dans les cordes, ce dernier kick Arn au visage et fait un petit paquet à Ole pour le compte de trois.

Note: Bon combat, bien fait, bien booké, sans accroc. Ça manquait d’audace, on reste trop dans un moule classique ici et j’en aurais pris bien plus longtemps. **¾

Main Event
NWA World Heavyweight Championship
Ric Flair (C) vs Lex Luger

Encore un combat entre les deux et honnêtement, ils ne font que s’améliorer de combat en combat! Luger est over comme jamais ici, mais ce combat, désolé de vous spoiler, en est un encore discuté puisqu’encore une fois, c’était un combat où Flair refusait de laisser le titre à Luger. Lex Luger était réputé pour avoir une très mauvaise attitude en coulisses, mais d’un autre côté, il faisait tout pour s’améliorer sur le ring et dans ses interactions avec la foule et faut le dire, outre Sting à l’époque, Lex Luger était une véritable sensation au point où il aurait peut-être été mon lutteur de l’année 1989 au grand complet. L’histoire ici est que Sting est blessé et ne peut pas affronter Flair pour le titre. En interne, Flair avait promis de donner le titre à Sting, mais avec Sting blessé, il n’y avait aucune promesse pour Luger.

Le combat est plutôt solide. Je préfère encore le combat de Starrcade par contre, beaucoup plus rythmé. Ici, Luger et Flair offrent un combat de 45 minutes environ. Les deux lutteurs et du temps et de l’espace et donnent un sacré spectacle. La foule mange dans la main de Luger comme jamais, il est littéralement la plus grosse attraction de la soirée et Flair le fait passer comme le meilleur lutteur de tous les temps encore une fois. Nul besoin de répéter que Flair est le roi incontesté du selling, mais ici, il prend plus de 10 minutes au départ pour mettre over Luger et réchauffé la foule, ce qui donne toute la beauté à ce combat. Le combat est cependant lent, mais très bien monté et jamais ennuyant malgré le rythme. Flair fait un travail splendide de heel, profitant de chaque petites occasions, alors que Luger profite des moments d’énergie pour reprendre le dessus. Aucune bavure des deux hommes, l’action est lisse et naturelle, ce qui pour Luger est franchement impressionnant.

Alors que Flair contrôle outrageusement le combat, Sting en béquilles vient encourager son partenaire en le giflant et en lui hurlant de retourner se battre. Il n’en faut pas plus pour que Luger redevienne une machine à tuer et enferme Flair dans le TORTURE RACK! Sauf que les Andersons interviennent et tabassent Sting en bas du ring! Luger a le choix de sauver son partenaire et l’empêcher d’être encore plus blessé ou de terminer le combat et remporter le titre! Luger décide d’y aller avec l’amitié, mais du même coup, se fait faire le count out alors qu’il tabasse les deux Andersons.

Note: Solide Main Event, très long, bien monté. J’aurais aimé quelque chose de plus dynamique comme à Starrcade, mais on a eu un bon combat sans bavure avec une fin pas mal. ***

Note globale : WCW Wrestlewar fait certainement partie des galas les plus recommandables de la WCW depuis qu’elle a pris le contrôle de la NWA. Des combats de qualité, un booking intéressant et aucun stinker, ce qui est quand même assez rare. La WCW pour la première fois, semblait véritablement avoir un booking de qualité avec des plans intéressants pour la plupart des talents de la compagnie.