De CJ Parker à Juice Robinson, du hippie au Guerrier6 min de lecture

Chronique écrite par Dallas Pride le 23 février 2017

La plupart des fans de la NXT connaissent nôtre homme sous le pseudonyme de CJ Parker. Un personnage chevelu à mi chemin entre le hippie et le rasta dont les principal fait d’arme fut d’avoir été le premier adversaire de Kevin Owens à la WWE. Bon en vérité le réduire uniquement à ce combat serait un peu vache, car avant cela il avait eu une longue et fastidieuse rivalité face à un Mike Dalton qui venait à peine de se transformer en Tyler Breeze. Et si le « beau » blond avait su transcender son rôle au point – a l’époque – de devenir une des figures incontournables de la branche jaune, le fan d’Alerte à Malibu lui fut rapidement catalogué de futur jobber et d’incapables.

Pourtant la fédération de Stamford lui prouva de nombreudes fois qu’elle lui faisait confiance en l’opposant à de nombreuses stars du circuit indépendant. Mais peut-on vraiment faire confiance à des gens qui voient Roman Reigns comme une future star mondiale ? Bah p’tetre bien que oui, p’tetre bien que non, mais même si certains me voient arrogante et tyrannique au possible, je me dis assez logiquement et humblement que les Dusty Rhodes, William Regal et autres Triple H connaissent mieux ce business que moi et qu’ils voyaient quelque chose en lui. Oh je vois déjà les petits malins me rappeler qu’il a finalement été renvoyé par ce même Hunter Hearst Helmsley et que c’est sans aucun doute une preuve de sa médiocrité. Mais soyons objectif une seconde, aussi attachant qu’il soit CJ ne faisait clairement pas le poids face aux Finn Balor, Hideo Itami, Adrian Neville et autres Sami Zayn qui chauffaient autrefois les bancs de la NXT et contrairement à un certain canadien, le pauvre Parker n’a pas eu le droit de faire des 10 avec ses doigts… le bougre n’a même pas eu la chance d’avoir une musique d’entrée classe ou entraînante. Bref il était destiné à stagner ou à disparaître.

Au milieu de titans tels que Kenny Omega, Tetsuya Naito, Kazuchika Okada ou Minoru Suzuki, le porteur de dreadlocks semblait destiné à jouer les mêmes rôles à la NXT, cela dit les choses semblent prendre une tournure différentes depuis quelques temps. Après avoir participé à des matches importants lors des trois derniers Liongate ( des shows organisés par la NJPW et la NOAH ou des rookies des deux fédérations s’affrontent ou affrontent des vétérans ) il fut associé à la légende vivante Hiroshi Tanahashi le temps du G1 Tag Team et même si c’est toujours lui qui se faisait couvrir lors des défaites, il smne fut pas ridicule et sortit grandit de cette compétition, peu de temps après il remporta même les NEVER Openweight 6-Man Tag Team Championship qui sont je le rappelle pour ceux qui ne le sauraient pas les ceintures les plus prestigieuses et de ce fait les plus demandées de tout l’univers de la lutte professionnelle. Mais, si regardez le nombre de fois ou elles ont changées de mains depuis leur création il y a maintenant un peu plus d’un an.

Cela permis à Juice de gagner en expérience, en galon et même de se faire apprécier par le public nippon qui on le sait est aussi inexpressif que ce cher Baron Corbin. Et c’est très certainement parce que le jeune homme ne laisse pas indifférent qu’il a été choisit pour affronter « The American Nightmare » Cody Rhodes le 4 Janvier, dans le plus gros show de l’année je veux bien évidemment parler de Wrestle Kingdom. Et lors de ce combat au Tokyo Dome, Robinson a fait ce qu’il savait faire de mieux : mettre en avant son adversaire sans pour autant paraître ridicule. Un tour de force que beaucoup de lutteurs ont du mal à faire.

Et lors du show « The New Beginning in Sapporo » il eu la chance d’affronter Hirooki Goto pour le NEVER Openweight Championship et même si cette confrontation fut éclipsée par celle entre MiSuzu et le Rainmaker, il fut d’une excellente facture tout en montrant que même s’il n’avait pas un move set immense et / ou original, Robinson pouvait faire de très belles choses et même tebir tête à des gars aussi crédibles que ce bon vieux Goto (bon le gars a jamais été IWGP Heavyweight Champion mais dans l’Upper Midcard il pèse quand même assez lourd). Après le 5 février, l’alumni de la NXT tenait son match de référence, une chose qu’un certain Mr. Ten cherche encore désespérément, malgré des essaies avec Bobby Roode, Samoa Joe et Eric Young… il y a pas à dire la TNA c’était vraiment nulle à l’époque de ces gars-là.

Certains diront sans doute que cela est significatif de la baisse du niveau dans le Puroresu actuel et qu’il n’aurait jamais percé ou même eu sa chance il y a quelques années. Peut être oui… Mais comme je l’ai déjà dis, le monde de la lutte est assez grand pour accueillir plusieurs profils différents et Juice Robinson a clairement sa place dans cet univers. Il a travaillé dur pour arriver là ou il est et cela ne m’étonnerait pas de le voir participer au prestigieux G1 Climax dès cette année. Restera-t-il un « Too Close Man » toute sa vie ou parviendra-t-il a passer un cap pour peut-être devenir le nouveau Kenny Omega !?

Bon ne rêvons pas (ou ne cauchemardons pas pour certains)… Juice a encore beaucoup de progrès à faire et même si je l’adore du plus profond de mon cœur, il est à des années lumière du nouveau leader du BULLET CLUB. Quoi qu’il en soit, je sais que beaucoup de gens regardent NXT, mais pas la NJPW et qu’ils sont donc sans doute restés sur CJ Parker le raté qui ne fait que se prendre des branlées… Fort heureusement le hippie est devenu un vrai guerrier avec une petite dose de Fighting Spirit !