Partie 1 – Cinq match de la Beyond Wrestling qu’il faut voir7 min de lecture

Chronique écrite par Ralgrad

Ces trois dernières semaines, je vous ai proposé trois chroniques centrées sur la Chikara, avec à chaque fois, cinq matchs à voir. Aujourd’hui, on va faire un petit tour du côté de la Beyond Wrestling, qui a beau ne pas être très connue, elle a le mérite d’offrir de belles affiches et attire de plus en plus de gros noms. Notez qu’il s’agit toujours de matchs proposés par Dallas Pride.

CLL INTERNATIONAL ALL STAR CHAMPIONSHIP / LADDER MATCH
AR FOX VS. SHYNRON

Franchement, j’avoue que je n’étais pas trop chaud au début, mais ce fut finalement incroyable !

J’ai quelques réserves bien entendu, on est clairement sur du « spot fest », ça enchaîne les prises/mouvements spectaculaires les uns après les autres et ce n’est donc pas un match classique, qui a un développement visant à asseoir l’un des deux lutteurs sur les différentes séquences du match. Ce n’est pas ce que j’aime d’habitude, mais plus on avançait et plus j’étais dedans. Pour évoquer brièvement ce que je n’ai pas aimé, il y a le manque d’impact de certains coups (Chops et Right Hands), la disposition autour du ring (pas de barrière, plans de caméras pas terrible parfois). Mis à part ça, c’était un vrai régal, un bon petit divertissement à voir sans se poser de questions. Le clin d’oeil à Triple H était marrant, les spots étaient incroyable (Double Underhook Canadian Destroyer, Over the Ladder Senton, le Coast-To-Coast avec la chaise, etc…). La fin était comme une cerise sur le gâteau.

Après tout ce qu’ils avaient montré, il fallait finir de manière sensationnelle et ils l’ont fait avec la séquence à l’étage au-dessus où l’un tombe sur la table posée à l’extérieur et l’autre qui décroche la ceinture et gagne sans échelle… du lourd !

JORDYNNE GRACE VS. BRIAN CAGE
Que dire sur ce match, si ce n’est que l’affiche a de quoi attirer l’attention, vu que c’est un intergender match entre deux athlètes de même catégorie, puisqu’on a là deux stars du ring que les américains appellent des « powerhouses ».

On a donc peu de soumissions et de grappling, c’est davantage l’occasion de montrer toute la puissance qu’ils sont capables de déployer et ça en fait donc un brawl impressionnant. On le voit d’ailleurs avec le Fall Away Slam de Brian Cage, qui reste debout en exécutant la prise. Il place aussi une magnifique German Suplex, très bien vendue par Jordynne Grace, ainsi qu’un énorme Super Kick. C’est d’ailleurs des prises qui permettent de l’asseoir dans une phase de domination où Grace tente de revenir, mais sans succès. Néanmoins, à mesure que l’on avance dans le match, on voit tout l’intérêt de cette domination, qui est de mettre en lumière les capacités de résistance de Grace, qui est bien loin de l’image fragile que l’on a tendance à associer (dans ce milieu) aux femmes. C’est intelligent de leur part, car elle est ainsi mise en avant d’une manière ou d’une autre et ce n’est pas l’énorme Deadlift Brainbuster qu’elle se prend qui m’empêche de penser cela. Brian Cage semble malgré tout au-dessus en général, mais il jouait peut-être de son personnage de machine humaine. Bref, un bon combat brutal, regardez-le !

CHRIS DICKINSON VS. KIMBER LEE
Beaucoup plus intriguant que le match précédent, car on a ici une nette différence de physique entre Chris Dickinson et Kimber Lee, là où Jordynne Grace et Brian Cage étaient plus… égaux.

Du coup, il y a cette crainte que le lutteur plus « grand » retienne ses coups, mais ce n’est pas le cas ici, ce qui m’a un peu surpris. Dickinson frappe brutalement, j’ai eu un peu mal pour Kimber Lee. Elle se prend aussi quelques grosses prises (Dragon Suplex, Military Press Powerslam, des Powerbombs). Je ne vais pas mentir, les coups de Kimber Lee manquaient d’impact, mais elle a porté une belle Powerbomb depuis le coin et surtout, une (Snap) German Suplex à la Akira Tozawa. Parce que généralement, quand t’es « petit », tu manque de crédibilité à placer une telle prise sauf… quand tu y ajoute de la vitesse et profite de cela pour la placer. C’est ce qu’elle fait, après être retombée ses jambes, elle profite du fait que Dickinson ne s’y attend pas, pour placer la souplesse. J’aime bien cette fin où Kimber Lee voit sa performance crédibilisée, car elle a poussé Dickinson à faire un tombé surprise, alors que le rapport de force devait initialement l’amener à tout détruire et ne pas s’appuyer sur cela. L’après-match confirme d’ailleurs ce sentiment de « respect gagné ».

JAKE ATLAS VS. JOHN SILVER
Vraiment pas mal, même si quelques trucs m’ont gêné. D’abord, il y a un round d’observation qui fait que le match met un peu de temps à commencer.

On voit du coup Silver effectuer quelques soumissions, histoire de meubler et il faut vraiment attendre (je ne sais plus quelle minute) pour que ça démarre enfin, je crois que c’est après que l’arbitre ait été invité à participer brièvement. D’ailleurs, j’aime ce côté décontracté du circuit indépendant où on demande à l’arbitre de participer. Bref, quand le match débute enfin, ça va assez vite, c’est percutant et c’est juste fou. Un régal, entre la Vertical Suplex de Silver, le Death Valley Driver d’Atlas, la séquence de Silver avec le magnifique Super Kick, suivi d’un espèce de Fireman’s Carry à l’envers qui finit en Take Over (je ne connais pas le vrai nom de la prise), du bonbon. Je connaissais légèrement Jake Atlas, mais je ne pensais pas que c’était un Striker. J’ai ainsi été étonné de son style, les coups brutaux qu’il portait, il était pas comme ça dans mes souvenirs à NXT. C’était assez intense au final, même s’il y a eu des moments creux où ils s’échangeaient les coups au rythme des chants du public. C’était du coup un match haché avec des phases creuses/d’observation et parfois, des séquences plus rapides avec plus d’impact. Je ne sais pas trop quoi penser du combat, c’était bon, mais j’imagine qu’ils auraient pu faire mieux. Ça reste néanmoins un match à voir.

LEYLA HIRSCH VS. WHEELER YUTA
Si vous avez un petit quart d’heure devant vous, allez regarder ce match. Si c’est rapide à voir, ça n’en reste pas moins assez bon dans l’ensemble, c’est typiquement le genre de match qui me donne envie de regarder les shows Dark et Elevation.

Le match oppose Wheeler Yuta à Leyla Hirsch et cette dernière est juste folle sur le ring, elle est intense et autant elle peut frapper fort, autant on a l’impression qu’elle a un petit background en MMA avec ses soumissions et la manière dont elle amène (parfois) les prises. Yuta vend bien, il faut le dire et le créditer. Un bon petit match que je conseille. À noter un public de merde, j’ai entendu des « bitch », « fuck you »… Enfin bref, c’est surtout ce qu’il se passe sur le ring qui est cool. J’ajoute que Wheeler Yuta met deux gros Dropkicks de bâtards ! Un depuis le coin (Missile Dropkick) et l’autre qui est un classique Standing Dropkick qui touchent Leyla Hirsch en plein visage, j’avais mal pour elle.

%d blogueurs aiment cette page :