Roddy Piper, cet apôtre de la non-violence qui a marqué la WWE4 min de lecture

Chronique écrite par Ralgrad le 30 juillet 2017

Demain, cela fera deux ans que Roddy Piper nous a quitté, l’occasion de revenir sur l’un des plus grands personnages de l’histoire du catch.

Quand on pense aux grands noms qui ont marqué la WWE de leur empreinte, on se tourne souvent vers les têtes d’affiche, alignant championnats sur championnats. Un réflexe malheureux, qui nous dirige souvent vers les Bruno Sammartino, Hulk Hogan ou encore Stone Cold Steve Austin. Malheureux car, il peut également et indirectement faire tomber des grands noms dans l’oublie. Les générations futures sauront-elles qui est à l’origine de la popularité croissante d’Hulk Hogan dans les années 80 ? Connaîtront-elles les grandes lignes de la légendaire carrière de cette homme que je m’apprête à vous dresser le portrait ? C’est justement dans l’optique de faire connaître cette icône de la lutte, mort il y a deux ans, que je invite à remémorer dans les grandes largeurs, la carrière du plus fameux des apôtres de la non-violence du catch.

L’Écosse, du début à la fin

De nationalité canadienne, mais d’origine écossaise, Roddy Piper a choisi de représenter l’Écosse à travers son personnage et sa tenue de combat. Et contrairement à ce que l’on peut croire, il n’a pas attendu d’arriver dans les promotions de l’élite comme la World Championship Wrestling ou la World Wrestling Federation pour combattre sous la bannière de son pays d’origine. En effet, dès les années 70, le chant des cornemuses a presque toujours été synonyme de l’arrivée vers le ring de Roddy Piper.


Un style bien malsain, un personnage maîtrisé

Sur le ring, le natif de Saskatoon, savait bien se défendre. Titulaire d’une ceinture noire de judo et vainqueur des Golden Gloves dans sa catégorie, Roddy Piper pouvait être confiant dans ses capacités. Sa résistance qui lui permettait d’encaisser les coups, il l’a devait en partie à sa volonté de faire mal l’adversaire, subir le plus longtemps possible pour frapper le plus longtemps possible. Sur le ring, Piper se montrait très dur, tous les coups étaient permis pour chercher la victoire, que ce soit des Low Blows ou du Eye’s Poking.

On l’oubli souvent, mais Piper a aussi été un acteur de haut niveau sur le ring. Sachant incarner son personnage à la perfection, il profitait de son charisme pour mettre en lumière ses adversaires et raconter une histoire. Son style de lutte n’était certes, pas époustouflant, le lutteur était un brin suffisant, mais rarement ses matches étaient ennuyeux. Son aura et sa présence maintenaient chez beaucoup de fans, cette envie de voir le dénouement final des combats.

Premier Trash-talkeur de l’histoire de la WWE (du catch ?)

Outre ses performances et sa carrière sur les rings, Piper a aussi marqué l’histoire du catch, par son talent au micro. Ses fameux segments du Piper’s Pit à la WWF, ont mis en lumière ses qualités d’orateur, mais aussi ses discours politiquement incorrect. L’écossais le plus célèbre de l’histoire du catch américain était tout simplement un révolutionnaire. Contrairement à beaucoup de lutteurs, il n’hésitait pas à attaquer verbalement ses adversaires sur le terrain du privé . Dans les années 80, le public assistait ainsi à une nouvelle mode et était tout simplement témoin du tout premier trash-talkeur de l’histoire de la WWF.



Créateur d’un héros national

Sa forte popularité négative a permis à la compagnie de Stamford de créer un héros, en la personne d’Hulk Hogan. Car même si ce dernier a obtenu les faveurs du public après son premier titre mondial acquit en 1984, suite à une victoire contre The Iron Sheik, c’est bien Roddy Piper qui a propulsé le floridien au rang de héros national. Il était tellement détesté, que son adversaire ne pouvait qu’être acclamé et la WWF l’a bien compris.

Malheureusement, ce rôle a privé l’écossais d’un sacre mondial, mais était-ce si important ?

Roddy Piper n’a pas eu besoin du Graal pour exister et c’est bien là, que résidait sa force.