La loi « Hana Kimura » adoptée au Japon2 min de lecture

Une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an et des sanctions financières alourdies pour les insultes en ligne sont entrées en vigueur jeudi dans le cadre des efforts du Japon pour lutter contre la cyberintimidation.

Le Code pénal révisé a ainsi augmenté l’amende pour insultes jusqu’à 300 000 ¥ (2 200 $) au lieu de 10 000 ¥ (32€). Le délai de prescription des injures a également été allongé d’un an à trois ans.

Les mesures visant à modifier la loi ont gagné du terrain après que Hana Kimura, une lutteuse professionnelle de 22 ans et participante de l’émission de téléréalité Netflix «Terrace House», se oit suicidée en mai 2020 après avoir reçu un déluge de messages haineux sur des médias sociaux.

Deux hommes des préfectures d’Osaka et de Fukui ont été condamnés à une amende de 9 000 ¥ chacun pour des insultes publiés avant sa mort. La peine avait été jugé légère et avait provoqué un débat pour que cette loi change.

Le projet de loi a été adopté lors d’une session plénière de la Chambre haute le 13 juin après que le Parti libéral démocrate au pouvoir ait conclu un accord stipulant qu’un examen sera effectué dans les trois ans suivant sa promulgation.

Yoshihisa Furukawa, ministre de la justice, a déclaré lors d’une conférence de presse mardi que la mise en œuvre de sanctions plus sévères était importante car « cela démontre l’évaluation juridique selon laquelle (la cyberintimidation) est un crime qui devrait être sévèrement réprimé et a un effet dissuasif ».

Il a également souligné que cette décision n’agirait pas comme « une restriction injustifiée à la liberté d’expression ».